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Union Inter-Parlementaire Arabe ( UIPA ) - Actualités |
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Damas, 22-24 Juillet 2007 Communiqué final
Introduction Sous le haut patronage du président Bachar Al Assad, Président de la République Arabe Syrienne, et à l’invitation généreuse de l’Assemblée du peuple de Syrie, la 11ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe s’est tenue à Damas du 22 au 24 juillet 2007. Ont pris part à la Conférence des délégations représentant les Parlements et les Assemblées des pays Africains et Arabes suivants : Algérie, Arabie Saoudite, Bahreïn, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Egypte, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Jordanie, Kenya, Koweit, Liban, Maroc, Nigeria, Palestine, Qatar, Rwanda, Sénégal, Somalie, Soudan, Syrie, Tanzanie, Yémen. Des représentants des Organisations suivantes ont participé en qualité d’observateurs. La Ligue des Etats Arabes, le Parlement Arabe Transitoire, le Conseil Consultatif de l’Union du Maghreb arabe et l’Union Parlementaire des pays membres de l’Organisation de la Conférence Islamique.
La séance inaugurale a eu lieu à l’hôtel Ebla Cham. Ont assisté à cette séance, outre les membres des délégations participantes, le Président du Conseil des Ministres de Syrie, M. Mohamed Naji Ottri, des Ministres du Gouvernement Syrien, des membres des Missions diplomatiques accréditées ainsi que des invités. A la séance inaugurale, l’allocution du parrain de la Conférence, le Président Bachar Al Assad, Président de la République Arabe Syrienne, a été prononcée en son nom par Monsieur Mahmoud Al-Abrach, Président de l’Assemblée du Peuple de Syrie. Il a tout d’abord transmis les salutations du parrain des travaux de la Conférence, le Président Bachar Al Assad, Président de la République Arabe Syrienne, soulignant que notre réunion, qui se tient dans les circonstances actuelles, est une preuve certaine que nous partageons des préoccupations communes et que nous faisons face à des défis semblables . et même qui s’interfèrent. Dans le discours du Président de la République, il a été affirmé que les pays Arabes et Africains ont souffert du colonialisme qui a causé la famine, la pauvreté, le sous développement et un large faussé entre ces pays et le colonisateur qui les empêche aujourd’hui de combler ce faussé. Le colonisateur a également créé, dans les pays qu’il était contraint de quitter, des problèmes énormes conduisant à des guerres tribales, religieuses, ethniques et frontalières. Sur la conjoncture actuelle dans le Monde, il a été souligné que le glissement dans la voie unipolaire a débouché sur un monde marqué par l’anarchie, des conflits et des guerres et pour un type de colonisation contemporaine parfaite sous divers noms, mais dont les objectifs sont clairs, à savoir le contrôle des sources du pétrole et des richesses. Monsieur Mahmoud Al-Abrach a également affirmé qu’une carte politique est en cours d’exécution pour nos pays et nos peuples avec des théories d’un grand Moyen Orient ou avec des slogans comme la lutte contre le terrorisme ou les armes de destruction massive, ce qui permettra de réaliser ainsi une mondialisation méthodique violant les droits de souveraineté internationale ainsi que le droit à l’autodétermination. Par ailleurs, l’accent a été mis sur la souffrance du peuple Irakien et Palestinien et sur la politique de deux poids deux mesures à travers laquelle s’applique la légalité internationale. Les dangers qui pèsent sur notre planète en raison des changements climatiques, l’effet de serre et les stocks de bombes nucléaires et des armes de destruction massive ont également été abordés dans le discours. Au sujet de la situation en Asie et en Afrique, il a été souligné que ces deux continents souffraient non seulement de la pauvreté, de l’endettement et des effets de la colonisation, mais également de l’émigration, de la guerre destructrice, du blocus, des politiques de dénigrement et du recrutement de mercenaires et d’agents. Dans le discours, il a été réfuté les accusations de terrorisme contre les arabes et les musulmans malgré la tolérance de l’Islam qui indiquait, depuis son avènement, qu’il n’y avait pas de différence entre un arabe et un non arabe, et entre un blanc et un noir que par la piété. Le discours a également porté sur un éclaircissement des positions syriennes officielles vis-à-vis de certaines questions propres à la région, comme l’occupation de l’Irak à laquelle la Syrie s’est opposée et qui a apporté son soutien à la résistance contre l’occupation ; comme elle a soutenu la lutte du peuple palestinien avec qui elle demeurera à ses côtés jusqu’à la libération de la Cisjordanienne et de Gaza, et jusqu’à ce qu’il achèvera la construction de son Etat palestinien, avec Al Qods comme capitale, et que le droit au retour du peuple palestinien soit préservé. De même que la Syrie se tiendra également aux cotés du peuple Libanais pour protéger sa terre, son territoire et pour le rétablissement de la sécurité sur son territoire. Enfin, il a été affirmé que les problèmes en Afrique et dans le Monde arabe sont très identiques, et que les solutions doivent émerger de leur propre environnement. La Syrie était constamment en faveur d’une paix juste et globale, en vue de la récupération de la terre et la restauration des droits en Palestine, au Golan et dans les fermes de Chabaa, car son objectif est de libérer la terre spoliée, conformément à la légalité internationale notamment les résolutions 242 et 338, et le principe de la terre contre la paix. Monsieur Mahmoud Al-Abrach a terminé en exprimant aux participants ses souhaits de plein succès aux travaux de la conférence.
Monsieur KYEI-Mensah-Bonsu a indiqué que cette conférence se tient à un moment crucial où les deux régions Arabe et Africaine connaissent beaucoup de problèmes. Il a exprimé soutien total de la conférence à la lutte du peuple palestinien et à tous les efforts visant à réaliser la paix au Moyen Orient et en Afrique. Il a par ailleurs précisé que les développement des blocs politique et économique sur la scène internationale rendent nécessaire le renforcement de la coopération entre nos deux régions afin de répondre aux besoins de nos populations et de mieux utiliser nos ressources. Quant aux points de l’ordre du jour de la Conférence, il a signalé que le développement humain constitue un concept qui intègre des idées issues de plusieurs concepts économiques et a mis l’accent sur les efforts pour réaliser la croissance économique qui est généralement le résultat d’un environnement politique, économique et social sain. L’Honorable Kyei-Mensah-Bonsu a ajouté que promouvoir la démocratie, la bonne gouvernance et les droits humains est une tâche stratégique dans le processus de développement qui exige une gouvernance fondée sur l’autorité de la loi et la protection des droits humains. Il a également ajouté que les législateurs avaient un grand rôle dans la réalisation des objectifs de développement et du Nouveau Partenariat pur le Développement de l’Afrique.
S’agissant de la situation actuelle, M. El-Majali a indiqué qu’elle nous inquiète, particulièrement en raison dl’incapacité du monde à appliquer les principes de la légalité internationale et de ses résolutions relatives au conflit Israelo-Arabe ou même à exercer un minimum de pression qui garantirait un retrait complet d’Israel des territoires Arabes occupés en 1967, et à approuver les droits légitimes du peuple palestinien. Il a précisé qu’il était injuste d’observer la poursuite de l’occupation Israelienne du Golan Syrien et des fermes de Shabaa au Sud du Liban, la continuation des conditions tragiques en Irak, et l’extension de la pauvreté, des maladies et des mauvaises conditions de vie de beaucoup de peuples Arabes et Africains. M. El-Majali a souligné la nécessité d’appliquer la justice et l’équité entre les nations, rejeter le terrorisme sous toutes ses formes, stopper la prolifération des armes nucléaires, soutenir l’Initiative Arabe de Paix en tant que projet équilibré pour uns solution pacifique historique du conflit au Moyen Orient. Concernant le processus du dialogue parlementaire Afro-Arabe, M. El-Majali a appelé à une institutionnaliser le dialogue afin de d’assurer sa poursuite, son suivi, son évaluation et sa documentation. Ceci doit être fait en mettant en place un secrétariat pour suivre et activer les recommandations, les idées et les opinions exprimées dans ce dialogue, et s’orienter ainsi vers un cadre plus global qui contribuerait à la promotion d’échanges en matière économique, technique et d’investissements. Il a conclu que la poursuite de la coopération Afro-Arabe et son succès en réalisant ses buts nous confèrera plus de respect d’attention positive du monde. M. Noureddine Bouchkouj, Secrétaire Général de l’Union Inter-Parlementaire Arabe, a dans son allocution, exprimé la bienvenue aux participants Arabes et Africains et a adressé ses remerciements au Président, au Parlement, au peuple et au gouvernement de Syrie pour l’initiative d’accueillir dans cette belle capitale la 11ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe. M. Bouchkouj a indiqué que cette conférence constitue un renforcement des relations particulières qui lient l’Union Parlementaire Africaine et l’Union Inter-Parlementaire Arabe depuis plus de vingt ans, et répond à un besoin objectif dicté par les développements internationaux et régionaux et la nouvelle formulation des relations internationales dans le cadre du nouvel ordre mondial. Il a ajouté que le processus du dialogue a conduit à trouver un rapprochement clair des points de vue et des positions vis à vis de plusieurs évènements internationaux et régionaux, et que nous avions besoin de procéder à une évaluation de l’étape de ce processus et de le réactiver sur tous les plans. Il a par ailleurs appelé à l’établissement d’un programme des activités communes entre les conférences afin de supprimer le caractère saisonnier des réunions du dialogue et de ses activités. M. Bouchkouj a conclu son allocution en exprimant son optimisme pour hisser les relations Afro-Arabes au niveau exigé. Les participants ont écouté les discours des représentants des organisations invitées comme observateurs à la conférence. Les intervenants ont salué le processus du dialogue parlementaire Afro-Arabe et exprimé le souhait que ce processus se développe dans le meilleur intérêt des pays Arabes et Africains.
Au début de la première séance de travail, S.E.M. Degefe Bula, President de la Chambre de la Fédération, Président de la 10ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe, a souhaité la bienvenue aux participants et a exprimé ses remerciements à la République Arabe Syrienne pour avoir accueilli les travaux de la conférence. Il a spécifié que les Statuts de la conférence stipulaient que le Président du Parlement du pays hôte soit le président de la conférence. Aussi, a-t-il annoncé le passage de la présidence de la conférence au Dr. Mahmoud Al-Abrach, Président de l’Assemblée du Peuple de Syrie. Après avoir passé la présidence de la conférence au Dr. Al-Abrach, il y a eu l’élection des membres suivants: Le Représentant du Parlement du Nigéria comme Vice-Président de la conférence ; Le représentant de l’Assemblée Nationale du Soudan comme Rapporteur. L’ordre du jour de la conférence comportant les points suivants a été adopté:
La conférence a pris connaissance du rapport du Comité de Suivi présenté par le Rapporteur du Comité. Le rapport avait trait à la réunion du comité qui a examiné et approuvé le rapport des deux Secrétariats Généraux de l’UnionParlementaire Africaine et de l’Union Inter-Parlementaire Arabe sur les activités communes menées durant la période entre la 10ème et la 11ème conférence. La Conférence a exprimé son appréciation pour les activités du Comité de suivi et a souligné la nécessité de réactiver ses activités et de prendre part à toutes les réunions parlementaires Afro-Arabes. Les participants ont également écouté les interventions des Présidents de Parlement et des Chefs de délégations parlementaires. Les interventions ont porté sur la situation internationale actuelle aux plans politique, économique et social ainsi que sur les deux points majeurs de l’ordre du jour, à savoir le développement humain et les propositions de promotion du processus du dialogue parlementaire Afro-Arabe.
La Conférence a constitué le nouveau Comité de Suivi de la mise en oeuvre des décisions et recommandations de la conférence entre la 11ème et la 12ème Conférence. Le Comité de suivi a été constitué comme suit: Du côté Africain: Nigeria, Ethiopie, Sénégal, Burkina Faso, Burundi. (et le Ghana représentant le Président de l’Union Parlementaire Africaine). Du côté Arabe: Bahrein, Syrie, Koweit, Liban, Yémen. (et la Jordanie représentant le Président de l’Union Inter-Parlementaire Arabe). La Conférence a ensuite mis en place un Comité de rédaction chargé de préparer le Communiqué Final. Le comité comprenait les représentants des Parlements des pays suivants: Sénégal, Gambie, Gabon, Soudan, Cameroun, Syrie, Arabie Saoudite, Egypte, Algérie et Maroc. Le Comité s’est réuni et a formulé les recommandations présentées dans les mémoires sur les points de l’ordre du jour et en tenant compte du contenu des discours prononcés à la séance solennelle d’ouverture et des interventions des Présidents de Parlement et des délégations participant à la conférence. La Conférence a ainsi approuvé ce qui suit: I – La situation en Afrique
La Conférence appelle à la redynamisation des institutions de coopération économique et d’investissement, en vue d’accroître leur rôle et leur performance, et mettre ainsi en exécution la coopération Afro-Arabe. Elle insiste sur l’importance des domaines suivants :
a. Les défis de la mondialisation des cultures et des économies nationaux en Afrique et dans le Monde arabe. b. La démocratie et la réalité : vision future c.La bonne gouvernance et ses expériences
V- Sur le terrorisme La Conférence condamne le terrorisme sous tous ses aspects et ses formes, y compris le terrorisme d’Etat, et rejette toute tentative d’amalgame entre le terrorisme et l’Islam et appelle à faire la distinction en le terrorisme et la lutte des peuples pour libérer leurs terres occupées et récupérer leurs droits légitimes ; elle appelle tous les pays à coopérer étroitement pour tarir les sources du terrorisme, et l’affronter, et à ne pas abriter et financer les terroristes. Elle appelle à la tenue d’une Conférence Afro-Arabe sous les auspices de la Ligue des Etats Arabes et de l’Union Africaine pour définir le terrorisme et mettre en place un accord international pour le combattre.
La Conférence appelle tous les parlements, africains et arabes à participer aux réunions de l’Union Inter-parlementaire, surtout, la prochaine réunion à Genève (octobre 2007), et à soutenir la demande de la Palestine d’adhérer à l’Union Inter-parlementaire en tant que membre à part entière.
VII – Sur la prochaine Conférence parlementaire Afro-Arabe |
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