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Union Inter-Parlementaire Arabe ( UIPA ) - Actualités |
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10ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe
Introduction Sous le haut patronage de Son Excellence le Président Girma Wolde Giorgis, Président de la République Fédérale Démocratique de l'Ethiopie, et en sa présence, et à l'invitation de la Chambre des Représentants des Peuples d'Ethiopie, la 10ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe s'est tenue à Addis-Abéba du 8 au 10 Janvier 2003. Ont participé aux travaux de cette Conférence, les délégations représentant les Parlements et les Assemblées Nationales Africaines et Arabes des pays suivants : l'Algérie, l'Angola, l'Arabie Saoudite, Le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, l'Egypte, l'Ethiopie,le Ghana, la Guinée, l'Irak, la Jamahirya Arabe Libyenne, la Jordanie, le Koweit, le Liban, le Libéria, le Mali, , le Maroc, la Namibie,le Neger, le Nigéria, Oman, la Palestine, le Quatar, La République Démocratique du Congo, le Rwanda, le Sénégal, le Soudan, le Tchad, la Tunisie et le Yémen. L'Afrique du Sud et l'Erythrée ont pris part à la conférence en qualité d'observateur.Ont également participé à la conférence comme observateurs les représentants des organisations parlementaires et internationales suivantes : L'Union Africaine, Le Conseil Consultatif de l'Union du Maghreb Arabe, l'Union des Parlements des pays Membres de la Conférence Islamique, la Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique ,le Parlement Européen et le Comité Internationale de la Croix-Rouge. Séance Inaugurale La séance inaugurale a eu lieu au siège de la Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique. Ont assisté à la séance inaugurale, outre les membres des délégations participantes, des membres du gouvernement éthiopien, des membres des missions diplomatiques accréditées en Ethiopie et plusieurs invités. Son Excellence Girma Wolde Giorgis, Président de la République Fédérale Démocratique de l'Ethiopie, a prononcé un discours à la séance inaugurale, où il a souhaité la bienvenue aux délégations participants à la 10ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe. Le Président a signalé que la Conférence se tient à un moment où les deux Unions affrontent des défis et que l'ordre du jour de la Conférence comporte de nombreuses questions actuelles importantes, dont l'occupation des territoires palestiniens par Israël et la protection du peuple palestinien, recherchera une solution à la question irakienne par le biais des Nations-Unies, et tentera d'arrêter la fuite des cerveaux des pays africains et arabes. Le Président de la République a également indiqué que la Conférence discutera également du passage de l'OUA à l'Union Africaine et du Partenariat économique auquel les Parlementaires doivent accorder une attention particulière. Son Excellence le Président Giorgis a félicité les parlementaires africains et arabes pour leur œuvre de renforcement du Partenariat entre les deux Unions et d'approfondissement des relations entre les Parlements des pays africains et arabes. La Conférence avait auparavant entendu l'allocution de Son Excellence M. Fouad El Mebzaa, Président du Parlement Tunisien, Président de la 9ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe, prononcée en son nom par Docteur Mohamed Saleh El Zaraï, Président de la délégation tunisienne à la Conférence. M. El Mebzaa a commencé son allocution en remerciant l'Ethiopie de son hospitalité généreuse et de l'accueil chaleureux. Il a ensuite affirmé que les grands changements dont le monde d'aujourd'hui est témoin nous invitent à prendre des initiatives régionales destinées à renforcer la coopération Afro-Arabes dans les différents domaines politique, économique, social et culturel. L'Allocution de M. El Mebzaa a également mis en évidence que le monde d'aujourd'hui est celui des pôles et des groupements régionaux et que la garantie de notre existence dans le nouveau monde exigeait de nous, Arabes et Africains, d'unir nos efforts et de mobiliser nos ressources communes en vue de nous renforcer davantage et d'accroître nos capacités. M. El Mebzaa a affirmé que les Assemblées parlementaires arabes et africaines avaient un rôle privilégié pour établir les bases de la solidarité entre nos pays et offrir de plus grandes chances pour l'immunité et le progrès. Partant de cette vérité, il a demandé de promouvoir la Conférence parlementaire Afro-Arabe, du point de vue de la structure et de la pratique, afin qu'elle suive les changements rapides. Vu l'importance croissante dont jouit la diplomatie parlementaire, il a invité à rechercher de nouveaux moyens afin de faciliter les communications entre les Parlements membres de notre Union et ce, afin d'élargir la coopération et la coordination. Dans le domaine politique, l'allocution de M. Mebzaa a confirmé l'appui à la lutte du peuple palestinien pour le recouvrement de tous ses droits légitimes, en particulier son droit à l'autodétermination et à établir son Etat indépendant avec pour capitale Al Qods Al Sharif, de même que l'œuvre en vue d'assurer la protection du peuple palestinien et de préparer les conditions nécessaires pour la reprise des négociations en tant que moyen pour la réalisation de la paix juste, globale et permanente pour tous les peuples du monde. Il a également affirmé la nécessité de progresser dans le traitement de la question irakienne, grâce à des moyens pacifiques, notamment par le biais du dialogue entre les Nations-Unies et l'Irak, afin de résoudre les questions en suspens. En conclusion, M. Mebzaa a affirmé que la communauté internationale devrait, dans son ensemble, coopérer contre le terrorisme et devrait tenter de remédier à ses causes, sur la base d'une approche complète basée sur le dialogue et la coopération tout en évitant le "deux poids, deux mesures" et en déterminant les intérêts communs afin de lutter contre le terrorisme. Son Excellence M. Ibrahim Boubacar Kéita, Président du Comité Exécutif de l'Union Parlementaire Africaine, Président de l'Assemblée Nationale de la République du Mali, a également pris la parole à la séance inaugurale. Il a tout d'abord exprimé ses remerciements sincères et sa gratitude à son Excellence le Président Ethiopien et au Parlement Ethiopien pour leur généreuse hospitalité et leur accueil cordial. Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Kéita a ensuite souligné que la Conférence se tenait à un moment important où le continent africain est témoin d'un progrès rapide vers la création de l'Union Africaine. Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Kéita a également affirmé que les problèmes et les défis auxquels sont confrontés les pays arabes et africains se ressemblaient, et que la situation tragique vécue par le peuple palestinien et la répression exercée contre lui par Israël constituaient une insulte pour toute l'Afrique. Par ailleurs, il a souligné que les souffrances du peuple irakien exigeaient une coopération commune pour le renforcement des efforts internationaux et régionaux visant à trouver une solution à la question irakienne par le biais des Nations-Unies et dans le cadre de la légalité internationale. S'agissant de la coopération Afro-Arabe dans les différents domaines, S.E.M. Kéita a affirmé que les Africains et les Arabes devaient tirer profit des liens culturels, civilisationnels et économiques existant entre leurs sociétés en vue de la réalisation d'un développement Afro-Arabe commun, donnant la priorité à la lutte contre la pauvreté qui entrave toutes les formes de développement. Le Partenariat Afro-Arabe doit inclure les secteurs de l'enseignement, de la santé et de l'agriculture afin d'accroître les revenus des peuples. Son Excellence Monsieur Kéita a mis en évidence le rôle des parlementaires et des Unions parlementaires dans la prise en compte des objectifs du développement Afro-Arabe dans les politiques nationales et régionales des pays africains et arabes et en matière de renforcement de la solidarité Afro-Arabe dans les forums parlementaires régionaux et internationaux. Son Excellence Monsieur Ahmed Ibrahim El Taher, Président de l'Assemblée Nationale du Soudan et Président de l'Union Interparlementaire Arabe, a ensuite pris la parole et a exprimé ses grandsremerciements à la République Fédérale Démocratique de l'Ethiopie pour avoir été l'hôte des travaux de la Conférence. Son Excellence Monsieur El Taher a mentionné que les liens arabo-africains existent depuis de longs siècles et que ces liens se développent de jour en jour. Parlant de la conjoncture internationale, Son Excellence Monsieur El Taher a précisé que les événements du 11 Septembre 2001 représentaient une ligne de séparation entre deux époques : l'époque de la prédominance du Droit International, des coutumes et des accords internationaux, et l'époque de l'effrondement de ces concepts, remplacés par la seule logique de la force. Cela s'est clairement reflété sur le terrtoire palestinien et le terrtoire irakien où le contrôle international a disparu et où la conscience internationale a gardé le silence sur les crimes sans précédents perpétrés par l'armée israelienne sur le peuple palestinien désarmé. Par ailleurs, les préparatifs américains sont en cours pour une guerre immotivée contre l'Irak, en dépit de l'opposition de la plupart des peuples du monde. Son Excellence Monsieur El Taher a invité à une prise de position forte exprimant le refus des peuples d'Afrique et de la nation arabe relativement à la guerre et ses horreurs, et le retour à la tribune des Nations-Unies quant à l'examen des questions de guerre et de paix. Il a également invité à mettre fin aux conflits en Sierra Léone et dans la région des lacs en Afrique Centrale, de même qu'il a souligné la valeur des efforts déployés en vue de mettre fin à la guerre au Soudan. Son Excellence Monsieur El Taher a mentionné que l'étape suivante en Afrique serait celle de l'union, de la coopération et du développement. Il a félicité les leaders africains pour la naissance de l'Union Africaine et de ses organes et a invité à soutenir cette Union et à œuvrer en vue du Parlement Africain. Il a également invité à la consolidation des liens entre les pays africains à l'amélioration des systèmes politiques et socio-économiques, à l'établissement de la consultation et de la démocratie, ainsi qu'au renforcement des capacités humaines en vue d'un partenariat plus solide et d'une exploitation plus efficace des ressources du continent. S.E.M. Ato Dawit Yohannes, Président de la Chambre des Représentants des Peuples d'Ethiopie, a pris la parole, signalant au départ que la tenue de la conférence est la continuation de l'effort historique de mobilisation de la bonne volonté parlementaire en Afrique et dans le monde arabe, en vue du renforcement des intérêts communs de nos peuples. S.E.M. Yohannes a ajouté qu'avec la création des Etats contemporains, nos peuples ont connu des changements historiques à travers le contrôle colonial et impérialiste et les complications de l'après guerre froide. Mais nos peuples ont fait front et sont fiers aujourd'hui d'avoir préservé leurs identités et leurs cultures. Au sujet des questions soumises à la Conférence, S.E.M. Yohannes a mentionné qu'elles étaient importantes et qu'elles devaient être traitées selon une vision réaliste et sérieuse. La question palestinienne qui accompagne cette conférence depuis sa création n'a hélas pas trouvé aucune solution à ce jour. La conférence s'intéressera aussi aux efforts internationaux visant à trouver une solution à la question irakienne par le biais des Nations-Unies. Nous croyons au fait que la société humaine a évolué au 21ème siècle au point de pouvoir trouver des solutions pacifiques aux conflits par le canal des Nations-Unies. S.E.M. Yohannes a ajouté que la Conférence est une occasion exceptionnelle pour le renforcement des changements positifs en cours en Afrique sur les deux fronts, politique et économique. Monsieur Yohannes a conclu son discours en souhaitant aux membres de la conférence le succès dans leurs débats et a exprimé son espoir que la conférence soit la pierre angulaire du renforcement de la fraternité Afro-Arabe. Monsieur Amara Essy, Président intérimaire de l'Union Africaine, a également pris la parole à la séance d'inauguration. Il a exprimé l'intérêt de son organisation pour l'activité des parlements africains et arabes. Il a rappelé que le Parlement Panafricain était l'une des structures de l'Union Africaine, d'où l'importance de la participation des parlementaires au perfectionnement de la complémentarité du continent et à l'amélioration de la coopération solide entre la région africaine et le monde arabe afin de surmonter les problèmes qui pourraient surgir. Il a insisté sur la nécessité d'affronter les défis de la pauvreté, qui peuvent être relevées grâce aux ressources possédées par les deux régions. En conclusion, M. Amara Essy a invité les parlementaires à ratifier le protocole relatif à l'établissement du Parlement Panafricain. Madame Lala Ben Baraka, Secrétaire Exécutif Adjoint de la Commission économique des Nations-Unies pour l'Afrique a prononcé une allocution où elle a signalé l'importance du renforcement de la coopération Afro-Arabe dans les différents modèles de gouvernance démocratique. Mme Ben Baraka a ajouté qu'il était difficile de trouver un pays africain ou arabe qui n'ait pas proclamé son engagement préliminaire vis-à-vis des principes de la gouvernance démocratique qui inclut essentiellement : le système de représentation politique basé sur la pluralité et la concurrence électorale appuyée sur la crédibilité et la transparence, sur le système périodique du choix et de l'élection des leaders politiques, et sur la séparation des pouvoirs, laissant un grand espace pour le mouvement de la société civile, du secteur privé et de la liberté des médias, tout en améliorant la situation des libertés politiques. Madame Ben Baraka a souligné que le rapport pour 2002 du Programme de Développement des Nations-Unies a signalé que la gouvernance démocratique pouvait être un moyen pour améliorer le développement humain, et que cette gouvernance resterait fragile et non durable devant des situations objectives inappropriées comme la pauvreté, la famine, les économies fragiles, les guerres, le chômage à grande envergure etc. Elle a conclu son allocution en exhortant la coopération Afro-Arabe à remédier à ces fléaux dangereux. Au cours de la séance inaugurale, les participants ont entendu le message envoyé à la conférence par M. Pat Cox, Président du Parlement Européen. Il a commencé par mentionner que la conférnce des Parlements Africains était devenue une importante tribune où l'on discutait de questions d'intérêts commun, dont la paix et le développement, et qu'il était très important au moment où la tension internationale au Proche-Orient et en Afrique s'intensifie, et que l'on entende la voix des peuples à travers leurs représentants élus. Monsieur Cox a mentionné qu'il était très utile que la conférence réunisse deux parlements représentant des peuples de différentes religions et de niveaux de revenus différents pour contribuer à la réalisation de la compréhension mutuelle, de la tolérance et de la paix. Monsieur Cox a également souligné que le Parlement Européen entretenait des relations d'amitié étroite avec l'Afrique et le monde arabe. Nous sommes engagés dans le processus de coopération euro-méditerranéenne qui s'active à améliorer les relations politiques et économiques entre l'Europe et ses voisins les plus proches des pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée. Monsieur Cox a mentionné que l'Union Européenne et les Etats qui la composent demeurent la source la plus importante de la coopération pour le développement dans le monde. M. Cox a conclu en affirmant que le Parlement Européen était un ami fidèle pour l'Afrique et les peuples arabes. Séances de travail, élection du Bureau de la Conférence Au début de la première séance de travail, la Conférence a approuvé l'élection du bureau de la 10ème Conférence comme suit :
D'autre part, l'ordre du jour de la 10ème Conférence, comprenant les articles suivants, a été approuvé : Rapport du Comité de Suivi La Conférence a écouté le rapport du Comité de Suivi présenté par M. Zoheir Sandouka, membre de l'Assemblée Nationale Palestinienne et Rapporteur du Comité. Le rapporteur a passé en revue l'activité du comité dans la période entre la 9ème et la 10ème Conférence et a résumé les résultats les plus importants qui ont découlé des deux réunions tenues par le Comité au Soudan (Octobre 2002) et à Addis-Abéba (Janvier 2003). La Conférence a approuvé ce rapport et a exprimé sa satisfaction pour les activités futures du Comité. Composition du Comité de rédaction La Conférence a établi un comité de rédaction pour la préparation du communiqué final. Le comité comprenait les représentants des parlements suivants : Le comité de rédaction s'est réuni le 9 et le 10 Janvier 2003 sous la présidence du Vice-Président de la Chambre des Représentants des Peuples d'Ethiopie et a approuvé la méthode à suivre pour la préparation du communiqué final de la conférence et les questions qui y figureront. Par ailleurs, la conférence a entendu pendant deux jours les interventions des Messieurs les Présidents des parlements et des Chefs de délégations participant aux travaux de la conférence et qui ont exprimé leurs opinions quant aux questions figurant à l'ordre du jour. Sur la base de ces interventions et des mémoires présentées à la conférence, les résolutions suivantes ont été prises : Au sujet de la Palestine et des territoires arabes occupés : La Conférence:
La Question Irakienne La 10ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe:La Conférence confirme également son plein soutien et le respect de la souveraineté du Koweit, son indépendance et son intégrité territoriale. Elle déclare son refus de toute ingérence dans ses affaires intérieures ou toutes menaces de ses frontières. La Situation En Afrique La Conférence, notant le coût élevé des conflits en Afrique, considère que la paix est une condition préalable pour le développement et la promotion des investissements et de la croissance, et que les peuples africains doivent être conscient de la nécessité de résoudre les conflits et de faire de l'Afrique un espace de paix et de stabilité. La Conférence, ayant examiné la situation politique en Afrique, s'est félicitée de l'évolution positive de certaines questions, notamment celles relatives à l'Angola, au Soudan, à la Sierra Léone et au conflit entre l'Ethiopie et l'Erythrée. Elle a engagé ces pays à poursuivre leurs efforts visant à restaurer la paix et la stabilité. La Situation dans la Région des Grands Lacs La Conférence se félicite de la signature le 17 Décembre 2002 à Prétoria de l'accord issu du dialogue inter-congolais et demande aux Parlements arabes et africains, aux pays voisins et à la communauté international, de soutenir ces accords en vue du règlement de la crise qui secoue la région des Grands Lacs et, particulièrement, la République Démocratique du Congo. La Conférence a, enfin, souhaité que la réconciliation ait lieu au Burundi grâce au dialogue et à la paix. La Situation en Côte d'Ivoire La Conférence a exprimé sa préoccupation quant à la situation en Côte d'Ivoire qui risque d'avoir des conséquences graves sur toute la sous-région Ouest Africaine et même au-delà. Aussi, a-t-elle appelé les parties en conflit dans ce pays à rechercher et à privilégier une solution politique fondée sur le respect du cesser le feu du 17 Octobre et le respect de l'intégrité territoriale de la Côte d'Ivoire, le retour à la stabilité et à la concorde nationale. La Conférence salue les efforts de la CEDEAO. Elle encourage toutes les parties à participer à toutes les initiatives de paix. Etablissement de l'Union Africaine La 10ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe salue l'établissement de l'Union Africaine et la considère comme une étape nécessaire et constructive vers la mobilisation des potentialités africaines et l'unification des positions des pays africains face aux défis de la globalisation. La Conférence demande :La Dette La Conférence, tout en saluant les initiatives visant à l'allègement du fardeau de la dette supporté par les économies africaines, en général, et par celles de l'Afrique Sub-saharienne, en particulier, demande aux Etats africains de s'engager dans la voie de la bonne gouvernance afin d'être en mesure d'atteindre les objectifs de la "Déclaration du Millenium" en l'an 2015. La Participation des femmes La Conférence demande qu'un rôle important soit accordé aux femmes dans les parlements et dans leur participation aux affaires publiques. Elle exprime le souhait que cet objectif soit facilitée en vue de renforcer les valeurs communes des pays africains et arabes. La Sécheresse en Afrique La Conférence demande à la communauté internationale d'accroître et de consolider les efforts visant à la lutte contre les phénomènes de la sécheresse et de la désertification, et confirme sa solidarité avec les pays africains touchés par ces fléaux. La conférence appelle à la redynamisation et au soutiens des organes compétents en Afrique et dans le monde Arabe en vue de lutter contre la sechresse et la désertification. Au sujet du partenariat global Afro-Arabe La 10ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe :Au Sujet de la fuite des cerveaux des pays africains et arabes La 10ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe, partant de la grande importance que constitue la question de l'émigration des cerveaux des pays africains et arabes et, notamment ses impacts sur les processus de développement dans ces pays, invite à : Au Sujet de la Coopération des deux Unions durant les Conférences de l'Union Interparlementaire La 10ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe :Considérant que la coopération entre les représentants de l'Union des Parlements Africains et l'Union des Parlements Arabes à l'occasion des Conférences de l'Union Interparlementaire constituant un pas nécessaire pour le renforcement du rôle des deux Unions dans cette tribune internationale importante et un moyen de développement de la coopération et de la coordination entre les deux Parlements africian et arabe, exhorte à : l'adhésion aux commissions. Insister sur le fait que l'adhésion aux commissions d'étude doit rester ouverte aux représentants de tous les Parlements membres de l'Union et refuser de limiter cette adhésion aux à un nombre déterminé afin de donner une chance aux représentants de tous les Parlements membres de participer aux travaux des commissions. Point supplémentaire. Insister pour que la majorité exigée pour l'insertion d'un point supplémentaire dans l'ordre du jour de la conférence ou des commissins soit une majorité des deux tiers. Discussion générale. Insister pour que le point de la discussion générale sur la situation politique, économique et sociale reste un point permanent de l'ordre du jour. La levée des mesures contre la Jamahiriya Arabe Libyenne La Conférence salue toutes les initiatives prises par la Jamahiriya Arabe Libyenne pour trouver une issue à l'affaire Lockerbie et son acceptation volontaire des recommendations de la communauté internationale et appelle à la levée immédiate et totale des mesures prises à l'encontre de la Jamahiriya Arabe Libyenne. Redynamisation de la Conférence Parlementaire Afro-Arabe Lutte contre le Terrorisme La Conférence exprime sa grande préoccupation devant l'expansion du phénomène du terrorisme. Elle confirme sa condamnation de toutes les formes du terrorisme qui menace la communauté internationale, demande de faire la différence entre le terrorisme et la lutte des peuples pour leur indépendance, et appelle les Nations-Unies à convoquer une conférence internationale sur la définition du terrorisme et la recherche des moyens de l'éradiquer. La conférence appelle également à l'établissement d'un code de conduite international qui liera tous les Etats. Constitution du Nouveau Comité de Suivi La Conférence a adopté la constitution du nouveau Comité de Suivi comme suit : Date et lieu de la 11ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe Conformément aux Statuts de la Conférence Parlementaire Afro-Arabe, la 11ème Conférence devra se tenir dans un pays arabe. Aussi, la Conférence prie les deux Secrétariats Généraux de l'UPA et de l'UIPA d'entreprendre les consultations nécessaires avec les Parlements Arabes en vue de fixer le lieu et la date de la prochaine Conférence et d'informer les Parlements membres des deux Unions. Addis-Abéba, le 10 Janvier 2003 |
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