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Union Inter-Parlementaire Arabe ( UIPA ) - Actualités

10ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe
Addis-Abéba du 8 au 10 Janvier 2003

Communiqué final

- Introduction
- Séance Inaugurale
- Séances de travail, élection du Bureau de la Conférence
- Rapport du Comité de Suivi
- Composition du Comité de rédaction
- Au sujet de la Palestine et des territoires arabes occupés :
- La Question Irakienne
- La Situation En Afrique
- La Situation dans la Région des Grands Lacs
- La Situation en Côte d'Ivoire
- Etablissement de l'Union Africaine
- La Dette
- La Participation des femmes
- La Sécheresse en Afrique
- Au sujet du partenariat global Afro-Arabe
- Au Sujet de la fuite des cerveaux des pays africains et arabes
- Au Sujet de la Coopération des deux Unions durant les Conférences de l'Union Interparlementaire
- La levée des mesures contre la Jamahiriya Arabe Libyenne
- Redynamisation de la Conférence Parlementaire Afro-Arabe
- Lutte contre le Terrorisme
- Constitution du Nouveau Comité de Suivi
- Date et lieu de la 11ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe


Introduction

Sous le haut patronage de Son Excellence le Président Girma Wolde Giorgis, Président de la République Fédérale Démocratique de l'Ethiopie, et en sa présence, et à l'invitation de la Chambre des Représentants des Peuples d'Ethiopie, la 10ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe s'est tenue à Addis-Abéba du 8 au 10 Janvier 2003.

Ont participé aux travaux de cette Conférence, les délégations représentant les Parlements et les Assemblées Nationales Africaines et Arabes des pays suivants :

l'Algérie, l'Angola, l'Arabie Saoudite, Le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, l'Egypte, l'Ethiopie,le Ghana, la Guinée, l'Irak, la Jamahirya Arabe Libyenne, la Jordanie, le Koweit, le Liban, le Libéria, le Mali, , le Maroc, la Namibie,le Neger, le Nigéria, Oman, la Palestine, le Quatar, La République Démocratique du Congo, le Rwanda, le Sénégal, le Soudan, le Tchad, la Tunisie et le Yémen.

L'Afrique du Sud et l'Erythrée ont pris part à la conférence en qualité d'observateur.Ont également participé à la conférence comme observateurs les représentants des organisations parlementaires et internationales suivantes :

L'Union Africaine, Le Conseil Consultatif de l'Union du Maghreb Arabe, l'Union des Parlements des pays Membres de la Conférence Islamique, la Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique ,le Parlement Européen et le Comité Internationale de la Croix-Rouge.

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Séance Inaugurale

La séance inaugurale a eu lieu au siège de la Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique. Ont assisté à la séance inaugurale, outre les membres des délégations participantes, des membres du gouvernement éthiopien, des membres des missions diplomatiques accréditées en Ethiopie et plusieurs invités.

Son Excellence Girma Wolde Giorgis, Président de la République Fédérale Démocratique de l'Ethiopie, a prononcé un discours à la séance inaugurale, où il a souhaité la bienvenue aux délégations participants à la 10ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe. Le Président a signalé que la Conférence se tient à un moment où les deux Unions affrontent des défis et que l'ordre du jour de la Conférence comporte de nombreuses questions actuelles importantes, dont l'occupation des territoires palestiniens par Israël et la protection du peuple palestinien, recherchera une solution à la question irakienne par le biais des Nations-Unies, et tentera d'arrêter la fuite des cerveaux des pays africains et arabes. Le Président de la République a également indiqué que la Conférence discutera également du passage de l'OUA à l'Union Africaine et du Partenariat économique auquel les Parlementaires doivent accorder une attention particulière. Son Excellence le Président Giorgis a félicité les parlementaires africains et arabes pour leur œuvre de renforcement du Partenariat entre les deux Unions et d'approfondissement des relations entre les Parlements des pays africains et arabes.

La Conférence avait auparavant entendu l'allocution de Son Excellence M. Fouad El Mebzaa, Président du Parlement Tunisien, Président de la 9ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe, prononcée en son nom par Docteur Mohamed Saleh El Zaraï, Président de la délégation tunisienne à la Conférence. M. El Mebzaa a commencé son allocution en remerciant l'Ethiopie de son hospitalité généreuse et de l'accueil chaleureux. Il a ensuite affirmé que les grands changements dont le monde d'aujourd'hui est témoin nous invitent à prendre des initiatives régionales destinées à renforcer la coopération Afro-Arabes dans les différents domaines politique, économique, social et culturel.

L'Allocution de M. El Mebzaa a également mis en évidence que le monde d'aujourd'hui est celui des pôles et des groupements régionaux et que la garantie de notre existence dans le nouveau monde exigeait de nous, Arabes et Africains, d'unir nos efforts et de mobiliser nos ressources communes en vue de nous renforcer davantage et d'accroître nos capacités.

M. El Mebzaa a affirmé que les Assemblées parlementaires arabes et africaines avaient un rôle privilégié pour établir les bases de la solidarité entre nos pays et offrir de plus grandes chances pour l'immunité et le progrès. Partant de cette vérité, il a demandé de promouvoir la Conférence parlementaire Afro-Arabe, du point de vue de la structure et de la pratique, afin qu'elle suive les changements rapides. Vu l'importance croissante dont jouit la diplomatie parlementaire, il a invité à rechercher de nouveaux moyens afin de faciliter les communications entre les Parlements membres de notre Union et ce, afin d'élargir la coopération et la coordination.

Dans le domaine politique, l'allocution de M. Mebzaa a confirmé l'appui à la lutte du peuple palestinien pour le recouvrement de tous ses droits légitimes, en particulier son droit à l'autodétermination et à établir son Etat indépendant avec pour capitale Al Qods Al Sharif, de même que l'œuvre en vue d'assurer la protection du peuple palestinien et de préparer les conditions nécessaires pour la reprise des négociations en tant que moyen pour la réalisation de la paix juste, globale et permanente pour tous les peuples du monde.

Il a également affirmé la nécessité de progresser dans le traitement de la question irakienne, grâce à des moyens pacifiques, notamment par le biais du dialogue entre les Nations-Unies et l'Irak, afin de résoudre les questions en suspens.

En conclusion, M. Mebzaa a affirmé que la communauté internationale devrait, dans son ensemble, coopérer contre le terrorisme et devrait tenter de remédier à ses causes, sur la base d'une approche complète basée sur le dialogue et la coopération tout en évitant le "deux poids, deux mesures" et en déterminant les intérêts communs afin de lutter contre le terrorisme.

Son Excellence M. Ibrahim Boubacar Kéita, Président du Comité Exécutif de l'Union Parlementaire Africaine, Président de l'Assemblée Nationale de la République du Mali, a également pris la parole à la séance inaugurale. Il a tout d'abord exprimé ses remerciements sincères et sa gratitude à son Excellence le Président Ethiopien et au Parlement Ethiopien pour leur généreuse hospitalité et leur accueil cordial. Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Kéita a ensuite souligné que la Conférence se tenait à un moment important où le continent africain est témoin d'un progrès rapide vers la création de l'Union Africaine.

Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Kéita a également affirmé que les problèmes et les défis auxquels sont confrontés les pays arabes et africains se ressemblaient, et que la situation tragique vécue par le peuple palestinien et la répression exercée contre lui par Israël constituaient une insulte pour toute l'Afrique. Par ailleurs, il a souligné que les souffrances du peuple irakien exigeaient une coopération commune pour le renforcement des efforts internationaux et régionaux visant à trouver une solution à la question irakienne par le biais des Nations-Unies et dans le cadre de la légalité internationale.

S'agissant de la coopération Afro-Arabe dans les différents domaines, S.E.M. Kéita a affirmé que les Africains et les Arabes devaient tirer profit des liens culturels, civilisationnels et économiques existant entre leurs sociétés en vue de la réalisation d'un développement Afro-Arabe commun, donnant la priorité à la lutte contre la pauvreté qui entrave toutes les formes de développement. Le Partenariat Afro-Arabe doit inclure les secteurs de l'enseignement, de la santé et de l'agriculture afin d'accroître les revenus des peuples. Son Excellence Monsieur Kéita a mis en évidence le rôle des parlementaires et des Unions parlementaires dans la prise en compte des objectifs du développement Afro-Arabe dans les politiques nationales et régionales des pays africains et arabes et en matière de renforcement de la solidarité Afro-Arabe dans les forums parlementaires régionaux et internationaux.

Son Excellence Monsieur Ahmed Ibrahim El Taher, Président de l'Assemblée Nationale du Soudan et Président de l'Union Interparlementaire Arabe, a ensuite pris la parole et a exprimé ses grandsremerciements à la République Fédérale Démocratique de l'Ethiopie pour avoir été l'hôte des travaux de la Conférence. Son Excellence Monsieur El Taher a mentionné que les liens arabo-africains existent depuis de longs siècles et que ces liens se développent de jour en jour.

Parlant de la conjoncture internationale, Son Excellence Monsieur El Taher a précisé que les événements du 11 Septembre 2001 représentaient une ligne de séparation entre deux époques : l'époque de la prédominance du Droit International, des coutumes et des accords internationaux, et l'époque de l'effrondement de ces concepts, remplacés par la seule logique de la force. Cela s'est clairement reflété sur le terrtoire palestinien et le terrtoire irakien où le contrôle international a disparu et où la conscience internationale a gardé le silence sur les crimes sans précédents perpétrés par l'armée israelienne sur le peuple palestinien désarmé. Par ailleurs, les préparatifs américains sont en cours pour une guerre immotivée contre l'Irak, en dépit de l'opposition de la plupart des peuples du monde.

Son Excellence Monsieur El Taher a invité à une prise de position forte exprimant le refus des peuples d'Afrique et de la nation arabe relativement à la guerre et ses horreurs, et le retour à la tribune des Nations-Unies quant à l'examen des questions de guerre et de paix. Il a également invité à mettre fin aux conflits en Sierra Léone et dans la région des lacs en Afrique Centrale, de même qu'il a souligné la valeur des efforts déployés en vue de mettre fin à la guerre au Soudan.

Son Excellence Monsieur El Taher a mentionné que l'étape suivante en Afrique serait celle de l'union, de la coopération et du développement. Il a félicité les leaders africains pour la naissance de l'Union Africaine et de ses organes et a invité à soutenir cette Union et à œuvrer en vue du Parlement Africain. Il a également invité à la consolidation des liens entre les pays africains à l'amélioration des systèmes politiques et socio-économiques, à l'établissement de la consultation et de la démocratie, ainsi qu'au renforcement des capacités humaines en vue d'un partenariat plus solide et d'une exploitation plus efficace des ressources du continent.

S.E.M. Ato Dawit Yohannes, Président de la Chambre des Représentants des Peuples d'Ethiopie, a pris la parole, signalant au départ que la tenue de la conférence est la continuation de l'effort historique de mobilisation de la bonne volonté parlementaire en Afrique et dans le monde arabe, en vue du renforcement des intérêts communs de nos peuples.

S.E.M. Yohannes a ajouté qu'avec la création des Etats contemporains, nos peuples ont connu des changements historiques à travers le contrôle colonial et impérialiste et les complications de l'après guerre froide. Mais nos peuples ont fait front et sont fiers aujourd'hui d'avoir préservé leurs identités et leurs cultures.

Au sujet des questions soumises à la Conférence, S.E.M. Yohannes a mentionné qu'elles étaient importantes et qu'elles devaient être traitées selon une vision réaliste et sérieuse.

La question palestinienne qui accompagne cette conférence depuis sa création n'a hélas pas trouvé aucune solution à ce jour. La conférence s'intéressera aussi aux efforts internationaux visant à trouver une solution à la question irakienne par le biais des Nations-Unies. Nous croyons au fait que la société humaine a évolué au 21ème siècle au point de pouvoir trouver des solutions pacifiques aux conflits par le canal des Nations-Unies.

S.E.M. Yohannes a ajouté que la Conférence est une occasion exceptionnelle pour le renforcement des changements positifs en cours en Afrique sur les deux fronts, politique et économique.

Monsieur Yohannes a conclu son discours en souhaitant aux membres de la conférence le succès dans leurs débats et a exprimé son espoir que la conférence soit la pierre angulaire du renforcement de la fraternité Afro-Arabe.

Monsieur Amara Essy, Président intérimaire de l'Union Africaine, a également pris la parole à la séance d'inauguration. Il a exprimé l'intérêt de son organisation pour l'activité des parlements africains et arabes. Il a rappelé que le Parlement Panafricain était l'une des structures de l'Union Africaine, d'où l'importance de la participation des parlementaires au perfectionnement de la complémentarité du continent et à l'amélioration de la coopération solide entre la région africaine et le monde arabe afin de surmonter les problèmes qui pourraient surgir. Il a insisté sur la nécessité d'affronter les défis de la pauvreté, qui peuvent être relevées grâce aux ressources possédées par les deux régions.

En conclusion, M. Amara Essy a invité les parlementaires à ratifier le protocole relatif à l'établissement du Parlement Panafricain.

Madame Lala Ben Baraka, Secrétaire Exécutif Adjoint de la Commission économique des Nations-Unies pour l'Afrique a prononcé une allocution où elle a signalé l'importance du renforcement de la coopération Afro-Arabe dans les différents modèles de gouvernance démocratique. Mme Ben Baraka a ajouté qu'il était difficile de trouver un pays africain ou arabe qui n'ait pas proclamé son engagement préliminaire vis-à-vis des principes de la gouvernance démocratique qui inclut essentiellement : le système de représentation politique basé sur la pluralité et la concurrence électorale appuyée sur la crédibilité et la transparence, sur le système périodique du choix et de l'élection des leaders politiques, et sur la séparation des pouvoirs, laissant un grand espace pour le mouvement de la société civile, du secteur privé et de la liberté des médias, tout en améliorant la situation des libertés politiques.

Madame Ben Baraka a souligné que le rapport pour 2002 du Programme de Développement des Nations-Unies a signalé que la gouvernance démocratique pouvait être un moyen pour améliorer le développement humain, et que cette gouvernance resterait fragile et non durable devant des situations objectives inappropriées comme la pauvreté, la famine, les économies fragiles, les guerres, le chômage à grande envergure etc. Elle a conclu son allocution en exhortant la coopération Afro-Arabe à remédier à ces fléaux dangereux.

Au cours de la séance inaugurale, les participants ont entendu le message envoyé à la conférence par M. Pat Cox, Président du Parlement Européen. Il a commencé par mentionner que la conférnce des Parlements Africains était devenue une importante tribune où l'on discutait de questions d'intérêts commun, dont la paix et le développement, et qu'il était très important au moment où la tension internationale au Proche-Orient et en Afrique s'intensifie, et que l'on entende la voix des peuples à travers leurs représentants élus.

Monsieur Cox a mentionné qu'il était très utile que la conférence réunisse deux parlements représentant des peuples de différentes religions et de niveaux de revenus différents pour contribuer à la réalisation de la compréhension mutuelle, de la tolérance et de la paix.

Monsieur Cox a également souligné que le Parlement Européen entretenait des relations d'amitié étroite avec l'Afrique et le monde arabe. Nous sommes engagés dans le processus de coopération euro-méditerranéenne qui s'active à améliorer les relations politiques et économiques entre l'Europe et ses voisins les plus proches des pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée. Monsieur Cox a mentionné que l'Union Européenne et les Etats qui la composent demeurent la source la plus importante de la coopération pour le développement dans le monde. M. Cox a conclu en affirmant que le Parlement Européen était un ami fidèle pour l'Afrique et les peuples arabes.

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Séances de travail, élection du Bureau de la Conférence

Au début de la première séance de travail, la Conférence a approuvé l'élection du bureau de la 10ème Conférence comme suit :

  • S.E. Ato Dawit Yohannes, Président de la Chambre des Représentants des Peuples d'Ethiopie, Président de la Conférence.
  • S.E.Dr. Badr Ben Karim, Chef de la délégation du Conseil Consultatif Saoudite, Vice-Président.
  • M. Zoheir Sandouka, membre de la délégation palestinienne, Rapporteur général.
  • D'autre part, l'ordre du jour de la 10ème Conférence, comprenant les articles suivants, a été approuvé :

    1. Election du Bureau de la Conférence (le Président, le Vice-Président et le Rapporteur).
    2. Approbation de l'ordre du jour.
    3. Rapport du Comité de Suivi.
    4. Echange des vues sur la situation politique, économique et sociale dans le monde.
    5. La coopération Afro-Arabe pour :
      • L'arrêt de la guerre menée par Israël sur les territoires palestiniens, la garantie d'une protection internationale du peuple palestinien, et l'appliquation des résolutions légitimes internationales relatives à la question palestinienne et au conflit arabo-israélien.
      • Le renforcement des efforts internationaux et régionaux visant à trouver une solution à la situation irakienne dans le cadre des Nations-Unies.
      • L'appui aux changements en cours en Afrique en vue de la complémentarité et de l'union politique et économique.
      • Une vision d'un partenariat Afro-Arabe globale.
    6. La fuite des cerveaux africains et arabes et ses conséquences.
    7. La coopération entre les deux Unions durant les réunions de l'Union Interparlementaire :
      • Unification des positions vis-à-vis des réformes de l'Union Interparlementaire.
      • Suggestions pratiques en vue de l'amélioration de la coopération entre les deux Unions et la coordination de leurs activités.
    8. Constitution du comité de suivi.
    9. Date et lieu de la 11ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe.

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    Rapport du Comité de Suivi

    La Conférence a écouté le rapport du Comité de Suivi présenté par M. Zoheir Sandouka, membre de l'Assemblée Nationale Palestinienne et Rapporteur du Comité. Le rapporteur a passé en revue l'activité du comité dans la période entre la 9ème et la 10ème Conférence et a résumé les résultats les plus importants qui ont découlé des deux réunions tenues par le Comité au Soudan (Octobre 2002) et à Addis-Abéba (Janvier 2003). La Conférence a approuvé ce rapport et a exprimé sa satisfaction pour les activités futures du Comité.

    Composition du Comité de rédaction

    La Conférence a établi un comité de rédaction pour la préparation du communiqué final. Le comité comprenait les représentants des parlements suivants :

    • du côté africain : le Sénégal, l'Ethiopie, la Namibie.
    • du côté arabe : l'Algérie, l'Egypte, le Maroc.

    Le comité de rédaction s'est réuni le 9 et le 10 Janvier 2003 sous la présidence du Vice-Président de la Chambre des Représentants des Peuples d'Ethiopie et a approuvé la méthode à suivre pour la préparation du communiqué final de la conférence et les questions qui y figureront.

    Par ailleurs, la conférence a entendu pendant deux jours les interventions des Messieurs les Présidents des parlements et des Chefs de délégations participant aux travaux de la conférence et qui ont exprimé leurs opinions quant aux questions figurant à l'ordre du jour. Sur la base de ces interventions et des mémoires présentées à la conférence, les résolutions suivantes ont été prises :

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    Au sujet de la Palestine et des territoires arabes occupés :

    La Conférence:
    1. exprime sa grande inquiétude quant à la situation extrêmement dangereuse vécue par le peuple palestinien résultant de la guerre programmée et destructrice et globale, menée par les forces d'occupation israéliennes et proclame sa condamnation énergique de cette guerre qui vise à renverser l'Autorité Nationale Palestinienne, à liquider la résistance du peuple palestinien et à anéantir sa courageuse Intifada. Elle dénonce énergiquement la politique d'Israël et ses pratiques inhumaines sur les territoires palestiniens occupés, en particulier les assassinats ciblés des civils, des femmes et des enfants, la démolition des immeubles, les arrestations, la destruction de l'infrastructure, le blocus économique et le siège du commadement palestinien. La conférence considére toutes ces pratiques comme des violations flagrantes et massives du Droit International, de toutes les chartes internationales et des accords conclus, et invite à assurer une protection internationale effective du peuple palestinien par l'envoi de forces internationales.
    2. Se félicite de la détermination du peuple palestinien et de sa courageuse et légitime résistance contre l'occupation israélienne et son agression criminelle, et affirme son soutien pour la lutte de ce peuple et son attachement à ses droits nationaux inaliénables à savoir le droit au retour et l'établissement de son Etat indépendant avec pour capitale Al Qods, conformément aux résolutions des Nations-Unies n° 181,194, 242, 338 et 1397.
    3. Condamne les mesures israéliennes qui ont empêché le Conseil National Palestinien et le Conseil Législatif Palestinien (CLP) de se réunir et demande la libération immédiate du militant Marwan El Berghouti, membre du CLP, qui a été arrêté depuis plus d'un an.
    4. Déplore la politique de complaisance du premier parrain du processus de paix, et le soutien illimité à Israël vis-à-vis de ses pratiques brutales contre le peuple palestinien et son leader élu, y compris le sabotage des élections présidentielles, législatives et locales prévues, et la limitation des capacités du leader palestinien visant à réaliser la réforme que l'Administration des Etats-Unis prétend préconiser et qu'elle exige de l'Autorité palestinienne. De même qu'elle exprime son profond regret quant à l'incapacité de la communauté internationale à obliger Israël à se soumettre aux résolutions de la légalité internationale et à mettre un terme à la politique de "deux poids, deux mesures".
    5. Rejette la résolution du Congrès Américain considérant la ville d'Al Qods Al Sharif comme capitale d'Israël et estime que cette résolution est une violation flagrante des résolutions du Conseil de Sécurité, en particulier les résolutions 252, 268 et 478 qui considèrent qu'Al Qods fait partie des territoires arabes occupés depuis 1967 et donc de lui appliquer les résolutions relatives à ces territoires. Elle condamne également la politique de colonisation d'Israël qui vise à isoler Al Qods de son environnement palestinien, préparant le terrain à sa judaïsation.
    6. exprime sa gratitude à tous les peuples, gouvernements, organisations non-gouvernementales et les personalités de la société civile qui ont exprimé leur solidarité avec le peuple palestinien et leurs justes objectifs. La Conférence appelle à la mobilisation de l'opinion publique internationale, de la société civile, des intellectuels, des journalistes, des organisations de la jeunesse et des femmes en vue de créer un vaste mouvement de soutien à la lutte légitime du peuple palestinien.
    7. Affirme sa solidarité totale avec la Syrie et le Liban contre les menaces israéliennes successives et demande à la communauté internationale de faire pression sur Israël pour qu'il se retire de tous les territoires arabes occupés en Palestine et au Golan syrien jusqu'aux frontières du 4 Juin, et des fermes libanaises de Shab'a. La Conférence rejette toutes les mesures israéliennes d'annexer les hauteurs du Golan et de changer le statut légal et la composition démographique. La Conférence invite aussi à la libération de tous les prisonniers politiques arabes se trouvant dans les prisons israliennes.
    8. Déclare sa profonde satisfaction pour l'initiative arabe de paix ratifiée par le Sommet arabe de Beyrouth en Mars 2002 et considère qu'elle constitue une référence sérieuse pour l'instauration d'une paix juste et globale au Proche-Orient, et invite tous les gouvernements arabes et africains à œuvrer en vue d'obtenir l'approbation internationale et régionale de cette initiative conforme aux résolutions de la légalité internationale.
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      La Question Irakienne

      La 10ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe:
      1. Confirme sa pleine solidarité à l'Irak, souligne la nécessité de maintenir l'intégrité de son peuple et de son territoire, la protection de son indépendance et de sa souveraineté nationale. Elle confirme également son refus de toutes les formes d'ingérence régionale et internationale dans ses affaires intérieures.
        La Conférence confirme également son plein soutien et le respect de la souveraineté du Koweit, son indépendance et son intégrité territoriale. Elle déclare son refus de toute ingérence dans ses affaires intérieures ou toutes menaces de ses frontières.
      2. Exprime son appréciation vis-à-vis de l'inconditionnelle par l'Irak du retour des inspecteurs internationaux et de la pleine coopération des autorités irakiennes avec ces inspecteurs et les facilités qui leur sont offertes en vue d'accomplir leur tâche conformément à la résolution 1441 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. La Conférence demande que les inspecteurs accomplissent leur tâche avec neutralité et transparence.

      3. Exprime sa conviction que la meilleure solution à la question irakienne devrait être une solution globale et définitive et qu'elle devrait être trouvée seulement dans le cadre des Nations-Unies et de la légalité internationale, à travers la mise en œuvre juste des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité et loin des pressions. La Conférence déclare sa condamnation et son refus de toute sorte d'action unilatérale contre l'Irak et dénonce les menances et les préparations militaires visant à lancer une guerre contre l'Irak et considère qu'une telle agression conduirait à la détérioration de la stabilité dans la région dans son ensemble. Elle demande également que la solution finale devra inclure la levée de l'embargo imposé à l'Irak et la confirmation du respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Irak.

      4. Accuielle avec satisfaction la reprise des activités de la Commission tripartite chargée de connaître du sort des détenus et disparus koweitiens et autres; elle exprime son espoir que ce problème trouve une solution dans un proche avenir.

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      La Situation En Afrique

      La Conférence, notant le coût élevé des conflits en Afrique, considère que la paix est une condition préalable pour le développement et la promotion des investissements et de la croissance, et que les peuples africains doivent être conscient de la nécessité de résoudre les conflits et de faire de l'Afrique un espace de paix et de stabilité.

      La Conférence, ayant examiné la situation politique en Afrique, s'est félicitée de l'évolution positive de certaines questions, notamment celles relatives à l'Angola, au Soudan, à la Sierra Léone et au conflit entre l'Ethiopie et l'Erythrée. Elle a engagé ces pays à poursuivre leurs efforts visant à restaurer la paix et la stabilité.

      La Situation dans la Région des Grands Lacs

      La Conférence se félicite de la signature le 17 Décembre 2002 à Prétoria de l'accord issu du dialogue inter-congolais et demande aux Parlements arabes et africains, aux pays voisins et à la communauté international, de soutenir ces accords en vue du règlement de la crise qui secoue la région des Grands Lacs et, particulièrement, la République Démocratique du Congo.

      La Conférence a, enfin, souhaité que la réconciliation ait lieu au Burundi grâce au dialogue et à la paix.

      La Situation en Côte d'Ivoire

      La Conférence a exprimé sa préoccupation quant à la situation en Côte d'Ivoire qui risque d'avoir des conséquences graves sur toute la sous-région Ouest Africaine et même au-delà. Aussi, a-t-elle appelé les parties en conflit dans ce pays à rechercher et à privilégier une solution politique fondée sur le respect du cesser le feu du 17 Octobre et le respect de l'intégrité territoriale de la Côte d'Ivoire, le retour à la stabilité et à la concorde nationale. La Conférence salue les efforts de la CEDEAO. Elle encourage toutes les parties à participer à toutes les initiatives de paix.

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      Etablissement de l'Union Africaine

      La 10ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe salue l'établissement de l'Union Africaine et la considère comme une étape nécessaire et constructive vers la mobilisation des potentialités africaines et l'unification des positions des pays africains face aux défis de la globalisation.

      La Conférence demande :
      • d'œuvrer en vue d'activer les organes de l'Union Africaine et de leur permettre d'accomplir leurs tâches.
      • d'accélérer la ratification du Protocole relatif au Parlement Panafricain.

      La Dette

      La Conférence, tout en saluant les initiatives visant à l'allègement du fardeau de la dette supporté par les économies africaines, en général, et par celles de l'Afrique Sub-saharienne, en particulier, demande aux Etats africains de s'engager dans la voie de la bonne gouvernance afin d'être en mesure d'atteindre les objectifs de la "Déclaration du Millenium" en l'an 2015.

      La Participation des femmes

      La Conférence demande qu'un rôle important soit accordé aux femmes dans les parlements et dans leur participation aux affaires publiques. Elle exprime le souhait que cet objectif soit facilitée en vue de renforcer les valeurs communes des pays africains et arabes.

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      La Sécheresse en Afrique

      La Conférence demande à la communauté internationale d'accroître et de consolider les efforts visant à la lutte contre les phénomènes de la sécheresse et de la désertification, et confirme sa solidarité avec les pays africains touchés par ces fléaux. La conférence appelle à la redynamisation et au soutiens des organes compétents en Afrique et dans le monde Arabe en vue de lutter contre la sechresse et la désertification.

      Au sujet du partenariat global Afro-Arabe

      La 10ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe :
      • Réalisant que les pays africains et arabes sont unis par des intérêts communs dans les différents domaines politique, économique, social et culturel.
      • Réalisant également que la conjoncture internationale actuelle impose aux pays africains et arabes de grands défis, en particulier dans le domaine économique.
      • Convaincue que la matérialisation d'un partenariat Afro-Arabe global constitue la base obligatoire de la coopération arabo-africaine afin d'affronter les défis de la mondialisation et les nouveaux changements mondiaux,Invite à :
      1. Matérialiser une forme de partenariat global construit sur des intérêts étroitement liés, la garantie de la sécurité, la stabilité et la démocratie, et la consécration des Droits de l'Homme dans son concept complémentaire, intégré et universel.
      2. Activer les organes de coopération arabo-africaine et veiller à la coordination des Sommets et des réunions ministériels de façon périodique et régulière.
      3. Coordonner étroitement les mecanismes africain et arabe chargés de la prévention, la gestion et le règlement des conflits, de manière à promouvoir la concertation et le dialogue et de mobiliser les moyens de mise en œuvre des accords de paix, de réconciliation et de reconstruction des pays victimes des conflits.

      4. Encourager la création de sociétés mixtes arabo-africaines afin d'exploiter les ressources naturelles en Afrique et dans le monde arabe.

      5. Accepter l'établissement d'une confédération Afro-Arabe pour les intervenants économiques dans le but d'élever la coordination de la coopération.

      6. Aider les pays les moins développés à renforcer leurs capacités humaines et à résister aux phénomènes de la privation et de la pauvreté en adoptant des mécanismes de solidarité.

      7. Préparer une stratégie de coopération arabo-africaine en vue de l'exploitation des meilleures ressources financières et humaines afin d'élever la productivité des ressources naturelles par la transformation et l'utilisation des techniques modernes de pointe.

      8. Etablir des programmes conjoints dont, en particulier, la création d'une zone d'échange privilégiée et la création du Partenariat Afro-Arabe pour le financement et l'exploitation de projets.

      9. Œuvrer en vue de rendre disponibles des espaces pour les projets donnant une valeur ajoutée aux minerais et transformant les produits agricoles, tout en les faisant connaître à grande échelle aux intervenants économiques. Trouver le financement et l'encadrement technique nécessaires en s'appuyant sur la coopération bilatérale et multilatérale à laquelle il convient de donner une grande poussée à une époque où il n'y a pas de place pour les petites entités, en particulier au moment où l'Afrique s'apprête à aborder une étape d'intégration dans le cadre de l'Union Africaine et du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD).

      10. Investir une partie des revenus du pétrole pour l'amélioration et le développement des ressources agricole dans les pays africians afin de contribuer à la réalisation de la sécurité alimentaire.

      11. Encourager les institutions financières et les capitaux arabes à investir dans l'agrafricaine et à créer des projets exploitant l'expertise disponible dans quelques pays possédant les compétences et les capacités humaines de grande envergure.

      12. Exhorterles pays africains à édicter des lois qui encouragent et motivent l'investissement arabe dans le continent.

      13. Approfondir la réflexion, lors des prochaines réunions, sur le partenariat Afro-Arabe global.

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      Au Sujet de la fuite des cerveaux des pays africains et arabes

      La 10ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe, partant de la grande importance que constitue la question de l'émigration des cerveaux des pays africains et arabes et, notamment ses impacts sur les processus de développement dans ces pays, invite à :

      1. Créer une institution Afro-Arabe commune chargée de la question des experts émigrés, et ce, dans le cadre de la coopération entre la Ligue des Etats Arabes et l'Union Africaine.
      2. Faire un recensement global de l'émigration des personnes africaines et arabes dotées de compétences afin de connaître leur nombre, leurs postes, leurs domaines d'expertise, leurs liens et leurs conditions de travail.

      3. Arrêter une politique Afro-Arabe centrale de la main d'œuvre sur la base de la complémentarité Afro-Arabe. Cela aiderait les pays africains et arabes qui disposent d'une main d'œuvre abondante à se libérer du surplus et permettrait aux autres pays africains et arabes souffrant d'un manque dans ce domaine de satisfaire leurs besoins.

      4. Etablir des programmes nationaux pour faire face à cette fuite de cerveaux et mettre en place des centres de recherche en matière d'objectifs scientifiques et de développement coopérant avec les organismes internationaux et régionaux concernés afin de produire les documents et les statuts nécessaires pour l'organisation de la situation des scientifiques et des experts émigrés.

      5. Exhorter les gouvernements africains et arabes à mettre en place des associations et organisations qui s'occuperont des personnes émigrées dotées de compétences et élimineront tous les obstacles les empêchant d'avoir des liens avec leurs pays d'origine, et faciliteront leur contribution au développement et à la modernisation.

      6. Organiser des conférences pour les expatriés africains et arabes et rechercher leur aide et leur expertise en matière de transfert de technologie ou de participation aux travaux de développement.

      7. Coopérer avec l'UNESCO en vue d'établir des projets et des centres scientifiques dans les pays africains et arabes visant à former des cadres et des personnes compétentes africaines et arabes et d'attirer les cerveaux africains et arabes émigrés chargés d'assurer le contrôle et le suivi de ces centres et participer directement à leurs activités.

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        Au Sujet de la Coopération des deux Unions durant les Conférences de l'Union Interparlementaire

        La 10ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe :
        Considérant que la coopération entre les représentants de l'Union des Parlements Africains et l'Union des Parlements Arabes à l'occasion des Conférences de l'Union Interparlementaire constituant un pas nécessaire pour le renforcement du rôle des deux Unions dans cette tribune internationale importante et un moyen de développement de la coopération et de la coordination entre les deux Parlements africian et arabe, exhorte à :
        1. Adopter des positions unifiées à la prochaine Conférence Parlementaire internationale au Chili sur à la question de la réforme de l'Union Interparlementaire et notamment sur les points suivants :

          l'adhésion aux commissions.

          Insister sur le fait que l'adhésion aux commissions d'étude doit rester ouverte aux représentants de tous les Parlements membres de l'Union et refuser de limiter cette adhésion aux à un nombre déterminé afin de donner une chance aux représentants de tous les Parlements membres de participer aux travaux des commissions.

          Point supplémentaire.

          Insister pour que la majorité exigée pour l'insertion d'un point supplémentaire dans l'ordre du jour de la conférence ou des commissins soit une majorité des deux tiers.

          Discussion générale.

          Insister pour que le point de la discussion générale sur la situation politique, économique et sociale reste un point permanent de l'ordre du jour.

        2. Organiser une rencontre entre les Présidents des deux Unions ou leurs représentants au cours de chaque conférence de l'Union Interparlementaire.

        3. Charger le Comité de Suivi et les Secrétariats Généraux des deux Unions d'étudier l'ordre du jour de chaque conférence interparlementaire et de soumettre des propositions concernant les questions qui exigent la coopération et la coordination entre les représentants des deux groupes lors de la conférence.

        4. Veiller à la coopération et à la coordination relativement aux questions d'intérêt commun entre les représentants des deux groupes au Comité Exécutif de l'Union et à la réunion des femmes parlementaires.

        5. Veillerégalement à la participation des deux Secrétaires Généraux des deux Unions aux réunions de coordination tenues par les délégations de chacun des deux groupes avant la tenue de la Conférence Interparlementaire.

        6. Echanger les mémoires, les documents et les propositions présentés par chaque Union sur les questions à débattre au sein des organes de l'Union Interparlementaire.

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        La levée des mesures contre la Jamahiriya Arabe Libyenne

        La Conférence salue toutes les initiatives prises par la Jamahiriya Arabe Libyenne pour trouver une issue à l'affaire Lockerbie et son acceptation volontaire des recommendations de la communauté internationale et appelle à la levée immédiate et totale des mesures prises à l'encontre de la Jamahiriya Arabe Libyenne.

        Redynamisation de la Conférence Parlementaire Afro-Arabe

        • La Conférence appelle à l'élargissement des prérogatives du Président de la Conférence, notamment en ce qui concerne le suivi de l'application des résolutions et la nécessité de redynamiser le Comité de Suivi et introduire les amendements nécessaires relatifs aux statuts de la Conférence Afro-Arabe.

        • La Conférence invite à l'élargissement de la coopération avec les organisations parlementaires similaires et à l'action en vue de la création d'un forum parlementaire euro-Afro-Arabe et charge l'actuel et l'ancien président de la conférence parlementaire Afro-Arabe ainsi que les Secrétaires Généraux des deux Unions d'entamer les consultations nécessaires et rendre compte à la prochaine réunion du Comité de Suivi.

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        Lutte contre le Terrorisme

        La Conférence exprime sa grande préoccupation devant l'expansion du phénomène du terrorisme. Elle confirme sa condamnation de toutes les formes du terrorisme qui menace la communauté internationale, demande de faire la différence entre le terrorisme et la lutte des peuples pour leur indépendance, et appelle les Nations-Unies à convoquer une conférence internationale sur la définition du terrorisme et la recherche des moyens de l'éradiquer. La conférence appelle également à l'établissement d'un code de conduite international qui liera tous les Etats.

        Constitution du Nouveau Comité de Suivi

        La Conférence a adopté la constitution du nouveau Comité de Suivi comme suit :

        • du côté Africain : Angola - Cameroun - Sénégal - Niger -Namibia - Burkina Faso et le Mali (Président du Comité Executif de l'UPA).

        • du côté Arabe : Jordanie - Algérie - Egypte - Maroc -Arabie Saoudite- Palestine et le Soudan ( Président de l'UIPA).

        Date et lieu de la 11ème Conférence Parlementaire Afro-Arabe

        Conformément aux Statuts de la Conférence Parlementaire Afro-Arabe, la 11ème Conférence devra se tenir dans un pays arabe. Aussi, la Conférence prie les deux Secrétariats Généraux de l'UPA et de l'UIPA d'entreprendre les consultations nécessaires avec les Parlements Arabes en vue de fixer le lieu et la date de la prochaine Conférence et d'informer les Parlements membres des deux Unions.

        Addis-Abéba, le 10 Janvier 2003

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Union Inter-Parlementaire Arabe (Version Arabe)